Korsakow

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07 octobre 2013

Baptème

J'ai écrit ce texte pour une amie, qui avait besoin d'un truc pour une vidéo dans le cadre d'un projet d'école. Je posterai, si tant est que j'ai son accord, la vidéo ici quand elle sera faite

 

Du sang. Mon sang.

Du sang qui me bat les tempes à les briser. Du sang qui se perd dans mes oreilles à m'en déchirer les tympans. Mon cœur qui bat, qui meuble mes silences par ses bruits d'artillerie. Mon esprit qui se perd dans ce bombardement en sourdine, qui amplifie encore le bruit des canons à m'en faire crier de douleur. Mon esprit qui se tord et se noue sous les charges de mon cœur et les assauts de mon sang. Le silence écrasé par le rythme de mes tambours, et l'espoir, tout là bas, qui me fait un bras d'honneur.

C'était un soir de septembre, quand les attaques ont commencées. Au début, je m'étais dit que ce n'était que de passage, une mauvaise grippe, un bout de fièvre. Elles sont revenues, d'abord sous forme de petites piqûres de rappel disparates. Elles se sont amplifiées, elles sont devenues plus régulières, finissant par rythmer mon quotidien de leur violence. Suivant toujours le même schéma : d'abord les tambours. Des milliers de fantassins marchant le long de mes artères au rythme de mon aorte. Puis l'artillerie. Les canons. Les grenades. Les mortiers. Les avions. Les avions et leur chargement. Le bruit de l'assaut. La mort.

La mort qui se répand dans mes tripes. Son odeur fétide qui se dégage de mes narines. La nausée qu'elle me procure quand ses milliers d'estomacs se déversent dans ma gorge. L'odeur de gerbe qui remonte de mon œsophage. L'odeur de pisse qui s'élève de mes mains. L'odeur de merde qui suinte de mes plaies. Mon corps qui se déchire pour l'accueillir, la mort et ses odeurs. La mort, et puis le silence.

 

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25 juillet 2013

Samedi soir, ville de province

J’avançais sur les routes de la fièvre,
Passant par quelque pays diarrhée,
Quand je la rencontrai, drapée de sève
d'une écorce pourrissant tête à pied.

Je lui criai « Veuillez, je vous en prie
bien accepter ces quelques compliments !
Car si toute maladie me ravit
La lèpre est bien le plus bel ornement.

La splendeur des tissus qui se nécrosent
N'a point d'égal, même au sein des bordels,
dont la syphilis butine les roses
afin que d'autres se perdent à son miel !

Même les bubons de la peste antique,
Les selles sanguines de l'Ebola
et les plaies peintes d'un fiel tétanique
Ne comparent en rien à votre état ! »

Ceci dit, je lui baisai les moignons
Et, feignant de ne voir son désarroi,
fut pressant, objectant à sa raison
Soupirs de ma verve et cris de ma foi.

Quand enfin j'en vins à juter en elle
Le fruit amer de mon cœur enragé,
J'entrevis qu'elle n'était pas vraiment belle
Et son mal n'était que vulgaire acné.

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10 juin 2013

Jubilée

Nous sommes le 10 juin, et cela fait trois ans.

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28 mai 2013

Un tombeau

Un bateau dans les temps de neige.
Une vague de suie.
Tu t'endors, comme s'endort la guerre
Et le vent qui se lève, et parfume ton lit

Souviens toi, au fond de ton rêve
De la couleur des tuiles.
Souviens toi de la couleur des sèves.
De celles qui coulaient comme coule la bile.

Souviens toi des parfums des souches.
Et des fleurs du jardin
Quand le soleil se couche;
Et projette ton ombre à portée de ma main.

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04 janvier 2013

The City

I’m wandering a city of my own design
Fruit of my mind and thief of my time
I’m strolling slowly between rivers of stones
That one day went far enough to be alone

My eyes in their water and in eyes made of bricks
In my city of cement where the walls are slick
A empty book burning in the middle of the road
A letter to no one, a story untold

I’m wandering a city of my own design
With cloud covered streets and rain of red whine
The rain turns to blood and drops into my veins
And I am a rainbow, and my tears are champagne

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24 novembre 2012

A bird in the mirror

Careless und cloudy skies
A mockingbird, we fly
On wings of dreams and lullabies
Our mother sang at night
And into black, and fear and pain
Here to forget our day
Across the tide and burning rain
Until we're children one more time

Sitting still onto the bird
We're loosing time and space
We're humming tunes we one day knew
Before we lost ourselves in blue
And no one cares if loosing height
We're meant to die one day
And under us our feelings hide
And never ever come to mind

One look in your dizzy eyes
And I'll know what to say
A mirror breaking under sighs
Until I'm here with you again
And nobody will ever be
As sweet as you to me
A mockingbird that's flying high
We fly together one more time

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14 octobre 2012

Incendie

Salope d’un soir, le type marchant à ses côtés
Elle broie du noir, et elle boit pour soulager
Sa peine, son cafard, faut bien continuer à oublier.
Elle est couche-tard, couche-toi-là et défoncée,
Sa destiné l’attendait quelque part,
Trop tard, elle a préférée fuguer.

Quelque part, entre vidange et vide ordure
En retard d’un siecle et d’autant d’aventures
Elle rampe par terre et s’asseoit sur le trottoir.
Soulève sa jupe pour pisser sous une bagnole
En rigole très fort, en recouvrant ses guiboles
Continue sa route, il est tout près, l’abbatoir.

Incendie, vole au vent
Embrase nos villes, que revienne le printemps.

Allez fume bâtard, c’est la sécu qui va raquer
Faut pas mourir trop tard, tant qu’on peut encore y gagner
Elle te lance un regard, profites-en, tu vas baiser.
Elle tangue un peu, reprend sa route les yeux fermés
Accroche un mur, gueule des insanités,
Et repart bientôt, c’est quoi ton nom, mignon, steuplait.

Incendie, vole au vent
Embrase nos villes, que revienne le printemps.

Incendie, si tu reviens par ici, salaud
La dernière fois, t’en as manqué beaucoup trop
Elle crache sa bile, ecarte les cuisses dans une ruelle.
Elle fait semblant, quand le gin remonte un peu
D’apprécier, de pas vomir sur ses cheveux
Lui ne remarque rien, et s’active d’un peu plus belle.

Incendie, vole au vent
Embrase nos villes, que revienne le printemps.

Incendie, vole au vent
Embrase nos villes, il est peut-être encore temps.

 

Ca faisait longtemps, un texte de chanson en français.

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06 octobre 2012

I am the wind

I am the wind, down in the valley
Carrying seeds and chants along
There is no shelter, no unknown alley
I am the wind, I’m marching on

Sit on my wings, I’ll lead the journey
Carrying away all that you’ve seen
Familiar face which I’ll wipe gently
I am the wind that rushes in

I let my seeds fall silently
On the plowed acres of your soul
There is no light, no scream, no warning
I am the wind out of your own

Then wrapping you in cozy sleep
cradling you in summer’s eyes
You are my toy, my bride, my baby
I am the wind, one day I’ll rise

 

 

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29 septembre 2012

Goodbye

There’s the garden
Again my burden
There was a strange tune
Feeling ill now
Feeling sick now
„Will you wait for me?“

„Hello kind one
Hello lonesome
Will you wait for me?
I’m your friend now
Your only friend now
Will you wait for me?“

„Where d’you went to
Where d’you go to“
Someone watched you smile
Darkened floors
little backdoors
Someone watched you lie
The chamber fills with cigarette smoke
No one’s gonna cry
Face to face in silence
No one’s gonna cry
We stuttered something shiny
To pretend that we’re all fine
And waited, telling stories
For the years to go by
We stuttered , looking moved
It was so long since last time
Will you wait for me?

Past my burden
Past my garden
Somewhere in my old town
Past my fears
Silent tears
Rain and wind go on
The chamber fills with softened light
No one had to die
Face to face, in silence
No one could fly
We stutter something dirty
To make sure we didn’t blush
And wait now, telling stories
That end well in a „hush“
We stutter, looking moved
‘Tis so long since last time
Will you wait for me?

Where’s the garden
Where‘s my burden
Where is that strange tune
I’m still dreaming
I’m still bleading
I’m waiting, soon we’ll see

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25 septembre 2012

Interlude

Fly away
Get out of this cave
Trust me, Trust me

Look back and say
„Man, what relief“
Go away, go away

Tomorrow, today
It’s always the same
For me, for me

Formol, laughs
What a fuss I am
Love me, love me

Tomorow’ll bring no good
Oh night, sweet Judas, don’t fade to day
Tomorrow’ll come too soon
You‘re only an interlude anyway

Fly away
Spread out your wings
I’m here, I’m here

Love me
I need you to love me
oh please, oh please

Tomorrow’ll bring no good
I’ll just hide here in my bed and wait
Tomorrow’ll come too soon
And tear my eyes out of my head

Landscapes
Under me a burning train
Nowhere, Nowhere

I cry
The wind’s upblowing lifting me
I fly, I fly

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Bonjour et bienvenue sur mon blog. Vous trouverez ici des textes divers, nouvelles et poèmes écrits en majorité pour tuer le temps, en anglais, français ou allemand. Puisque la mode est à la définition d'inspirations, je citerais en vrac et dans le désordre Wolfgang Borchert, Hermann Hesse, Jean-Louis Costes, Francis Heaulme et Guy Môquet.

Ce blog est en partie là afin de progresser en récoltant des commentaires. Je suis donc ouvert aux critiques, et en réclame même

Bonne journée,

Korsakow